• Je me réveille, une première fois, à l'intérieur de cette mystérieuse ville.
    Je ne sais rien de cet endroit, je ne sais rien de moi.
    Cette immense foule, qui ne semble pas me voir.
    Ces énormes bêtes, qui semblent n'en vouloir qu'à moi.

    Vais-je réussir à survivre jusqu'à la fin ?
    Ai-je vraiment besoin d'une seconde chance ?
    Je ne me souviens de rien de l'autre côté.
    Je veux seulement survivre à leurs côtés.

    Je me réveille, encore une fois, dans ces petites ruelles.
    J'ai rencontré quelqu'un, qui souhaite survivre, comme moi.
    On l'attend de l'autre côté, pourtant..
    Pourquoi doit-t-il mourir avant moi ?

    Vais-je vouloir survivre jusqu'à la fin ?
    Je ne veux pas de cette seconde chance.
    Donnez la à quelqu'un qui en a vraiment besoin.
    Par exemple celui qui vient de mourir de tes mains.

    Je me réveille, une fois de plus, à l'intérieur de cette ville.
    J'erre encore et toujours ici, sans réel but désormais.
    J'ai tout abandonné, j'essaye de tout oublier.
    J'ai compris que trop tard, l'injustice de ce monde.

    Veux-tu encore jouer avec nos âmes jusqu'à la fin ?
    A nous appâter avec ta fameuse seconde chance.
    Certains en sont morts, d'autres espèrent toujours.
    Je ne veux plus faire partie de ton cercle vicieux.

    Et j'irai clamer, au sommet du célèbre 104,
    Ce que nous appelons chez nous une révolution.

    "Je rétablirai l'ordre de ce monde de mes propres lames."


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  • Il fut un temps, un enfant vivait, en ces lieux. C'était une jeune fille, très jeune. Seule, sur cette minuscule île. Elle n'a jamais su qui elle était, ni d'où elle venait.

    Elle passait ses journée seule, sous un grand arbre, à attendre, à sentir le vent souffler doucement sur son visage, calmement, sans dire un mot. 

    Et puis un jour, on lui rendu visite. Des oiseaux, des dizaines d'oiseaux blancs, pas plus grand qu'une main. Ils furent les premiers amis de la petite fille. Elle leur parlait, jouait avec eux, des heures durant, jours après jours.

    Cela dura longtemps, très longtemps, mais la petite fille ne s'ennuyait jamais, elle était simplement heureuse. 

    Mais rien n'est éternel, et un jour, les oiseaux s'en allèrent, sans dire un mot. La petite fille s'inquiéta, et les chercha durant des heures, des jours, des mois, partout sur sa petite île, en vain.

    Elle se mit à pleurer sous son arbre, longtemps, très longtemps.

    Et puis un jour quand elle n'eut plus assez pour pleurer, elle disparu, silencieusement.

    Pourquoi sont-ils partis ? Quand sont-ils partis ? Est-ce de sa faute si ils sont partis ?

    Elle ne savait pas, elle n'a jamais su, elle ne le saura jamais.

     

    Parce qu'elle a voulu aider les autres, on l'a traitée de manipulatrice.

    Parce qu'elle a voulu faire confiance aux autres, on l'a traitée de naïve.

    Parce qu'elle a souhaité la liberté, on l'a enfermée.

    Parce qu'elle a voulu changer le monde, elle a changé sa destiné.

    Parce qu'elle en a trop souffert, elle a souhaité oublier.


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