• "Qui es-tu pour t'enfermer ainsi ?
    Qui es-tu pour entraver ta propre vie ?"

    Il est 13h, sous une lourde journée d'été
    Travaillant sans conviction, dans cette chemise étroite
    Tout me semble fade, mon bonheur m'a abandonné
    Devant mon ordinateur, il n'y a qu'un bureaucrate

    Je regarde mes mails machinalement
    L'un d'eux m'interpelle étrangement
    Intrigué, je lis son contenu
    Puis soudain, tout devint noir, et sur l'écran, un sourire apparut

    "Qui es-tu pour ne pas avoir le droit de sourire ?
    Le monde est si beau pourtant...
    Qui es-tu pour ne pas avoir le droit de vivre ?
    A l'extérieur se trouve la liberté que tu cherches tant..
    Prends ton envol, et va retrouver ton bonheur
    Il est là, il n'attend que toi"

    Ce sourire apparaît devant moi, puis tout un corps
    M’entraînant à l'extérieur, sous ce soleil de plomb
    Elle m'amène vers les autres, profitant de cet estival décor
    S'amuser, danser, jouer.. ce n'est pour moi que des abominations

    Je refuse de la suivre, mais sans un mot, elle continue de me guider dehors
    Souriant encore et toujours, je commence à m'abandonner à elle
    La chaleur devient apaisante, je n'ai plus à faire d'effort
    Je crois que je suis en train de fuir mon ancien monde formel

    "Qui es-tu pour ne pas avoir le droit de sourire ?
    Le monde est si beau pourtant...
    Qui es-tu pour ne pas avoir le droit de vivre ?
    A l'extérieur se trouve la liberté que tu cherches tant..
    Prends ton envol, et va retrouver ton bonheur
    Il est là, juste en face de toi"

    Il est 18h, la fin de cette douce journée d'été
    Le sourire aux lèvres, je continue de la suivre
    Une question me vint alors, je m'empresse de la lui poser
    "Qui es-tu donc ?"

    Un dernier sourire s'affiche sur son visage
    Doucement, elle commence à disparaître au travers du feuillage
    "Ton imagination"


    "Merci..."

    "Qui es-tu pour ne pas avoir le droit de sourire ?
    Le monde est si beau pourtant...
    Qui es-tu pour ne pas avoir le droit de vivre ?
    A l'extérieur se trouve la liberté que tu cherches tant..
    Prends ton envol, et va retrouver ton bonheur
    Il est là, près de toi"

    Il est 13h, sous une chaude journée d'été
    Me réveillant devant mon écran, je regarde le ciel de la fenêtre
    Je me lève de mon bureau, et me dirige vers la sortie
    C'est une magnifique journée qui commence...


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  • Au début de tout, il n'y avait rien
    Même pas la moindre lueur
    Rien de tout ça pour exister
    Je flottais seule dans ce monde vide
    Sans vraiment grand intérêt

    Mais il est venu un jour où j'ai compris
    Que tout cela ne pouvait plus durer
    Cette vie inutile devait obtenir un sens
    Et puis, j'ai murmuré, du fond de cet abysse..

    "Création.. Destruction.. Illumination..
    c'est ainsi que nous avons été créées.."

    Dévoile ton cœur et commence à vivre
    Jeune cristal né de mon propre corps
    Vole, bats-toi pour ce que tu as pu obtenir
    Jusqu'à en perdre tous tes espoirs

     

    Cette création devenait lassante
    Encore et toujours, il fallait refaire le monde
    Il fallait autre chose, plus stimulant
    Quelque chose pouvant faire intervenir le monde
    Le monde entier..

    Mais il est venu un jour où j'ai compris
    Que mon pouvoir ne me permettait pas
    De faire cette chose que je souhaitais tant
    Et puis, j'ai murmuré, dans ce monde sans vie..

    "Conscience.. Changement.. Jugement..
    C'est ainsi que nous lui avons cédé.."

    Brise ce cristal et révolte toi
    Face à ce monde qui ne fait que mépriser
    Lève-toi, envole-toi vers ce que tu n'as pas encore connu
    Jusqu'à en perdre tous tes rêves

     

    Même après cela, n'abandonne pas, et n'abandonne jamais
    Tout ce que tu as fait jusque là
    Tu n'en as gagné que de la sagesse

    "N'abuserais-tu pas de tes droits, chère infinité.. ?"

    Même au fond de cet abysse infernal
    Je créerai la lueur qui me guidera..

    Ces cristaux sont ma propre révolte
    Ma propre révolution face à cette solitude infinie
    Car je n'ai pas pu me battre jusque là
    Mais ce temps est révolu, la guerre peut enfin reprendre
    Chère déesse ennemie..


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  • Alors tout est fini ? Le désespoir est-il parti ?
    C'est ce que l'on souhaite tous savoir.

    Des ruines, la fin de toute vie, il ne reste plus rien de nos terres
    "Ne t'inquiète pas.."
    Nos âmes sont mourantes, seules les larmes arrivent à s'animer
    "Ne pleure pas..
    ..cet espoir ne s'est pas envolé depuis la dernière fois"

    Alors que devons nous faire ?
    Fermer les yeux et continuer d'espérer
    Ou bien faire un pas en avant le visage dirigé vers le ciel ?
    Penses-tu vraiment réussir à nous tuer ?

    Nos armes se sont brisées, nos frères d'armes sont tombés
    "Ne te lamente pas.."
    Nous sommes maintenant seuls devant ce géant immortel
    "N'abandonne pas..
    ..cette force n'a pas disparu depuis le dernier combat"

    Alors que devons nous affronter ?
    Le monde qui souhaite nous faire sombrer
    Ou bien celle qui depuis nos cristaux nous regarde en souriant ?
    Penses-tu vraiment réussir à nous surprendre ?

    Cet œil rouge que tu dissimules tant
    Cette lame si souvent pointée vers nos corps
    Ces paroles si longtemps reniées de ta conscience
    "Rien de tout cela ne nous arrêtera.."

    Alors que devons nous reconstituer ?
    Cette mémoire qui depuis le début nous échappe
    Ou bien cet univers qui risque encore de s’effondrer ?

    "L'espoir n'arrêtera pas de briller dans nos yeux..
    Tant que ce désespoir continuera d'assombrir les tiens"


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  • "Ô immortelle prêtresse du jugement
    En ce lieux je t'invoque en tant que nouveau fragment
    Puisse obtenir en ce nom la liberté que tu souhaites tant..."

    Une marque se forme sur le sol
    Elle se forme, petit à petit
    Prenant de l'ampleur, la marque s'illumine 

     

    Ô grande et vénérée déesse
    Je déploierai mes ailes pour vous protéger
    Levant ma lame haut dans le ciel
    J'affronterai ces nuisibles qui entravent mon chemin

    La marque continue de se former
    Un cercle est dessiné, des inscriptions y sont liées
    Des invocations étranges sont ainsi évoquées 

     

    Ô grande et somptueuse déesse
    Je brûlerai mes ailes pour vous sauver
    Même si je dois y retrouver mon père
    J'affronterai la grande faucheuse afin de récupérer ce qui m'est dû

    La marque continue d'illuminer
    Faisant apparaitre toujours plus d'invocations
    "Justice", "liberté", "transcendance"... 

    Ô grande et invincible déesse
    Je transformerai mes ailes pour vous aimer
    Échangeant ma lame contre mon ultime oeil
    J'affronterai la destinée que l'on souhaite me cacher

    La marque a fini d'invoquer
    Une dernière figure se forme alors au centre
    Le symbole du pendentif est alors gravé, et son corps créé 

     

    Montre nous donc cette douleur que tu déteste tant, Hecaterina.."

     

     


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  • Un jour, un jeune homme à la chemise bleutée vint à moi
    Un jour, ce jeune homme à l'écharpe blanche vint vers moi

    Un masque, son visage en est recouvert
    Un masque, cette expression je reconnais

    Cette expression, est-ce celle de la folie ?
    Cette expression, est-ce celle de la mort ?
    Perdue, je me retrouve face à ce masque
    Perdue, je me sens refléter face à ce désespoir
    Il me salua, à la manière d'un majordome
    Il me salua, à la manière d'un adieu

    Je ressens ton horrible sourire briller, sans même le voir, pour qui me prends-tu ?

    Que comptes-tu faire ? Ton masque ressemble tellement au mien.
    Que comptes-tu faire ? Tu n'y arriveras pas, j'en suis sûre.

    Une fois, deux fois, cent fois, tu peux toujours essayer si ça te chante.
    Une fois, deux fois, cent fois, tu peux toujours me retirer de la réalité.

    Mourir ? Vraiment ? Crois-tu vraiment pouvoir y arriver ?

    Sois donc raisonnable, ce masque ne suffira pas.
    Sois donc raisonnable, tu n'es pas de taille face à moi.

    La plaisanterie a assez duré, ce masque et cette écharpe ne te serviront plus à rien.
    Montre donc ton visage apeuré, celui que tu tentes de dissimuler.

    La folie dis-tu ? Tu en es encore loin.
    La mort espères-tu ? Il y a bien plus simple que ça.

    Tranche ! Tranche ! Tranche ! Et tranche encore ! Rien ne vaut un bon coup de lame !
    Tue ! Tue ! Tue ! Et tue encore ! Et pas seulement l'âme !

    Il faut y mettre du sien, c'est comme ça que tu atteindras la folie.

    C'est plus drôle de jouer avec le cerveau de ses victimes, c'est vrai
    Mais cela ne fonctionne pas, surtout contre de moi, de toute façon..

    Il n'y a qu'une folie en ce monde, et c'est moi !


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